Pour la dernière session de la saison des apéritifs œnologiques du 228, Nicolas Rebut a mis la Provence à l’honneur.
Deux vins blancs puis deux rouges nous sont proposés, chacun accompagné de sa bouchée.

Un nez du sud avec le côté « pétillant » de la Clairette. Il présente des notes exotiques (goyave, banane) et de fleur de thym.
En bouche, l’attaque est vive, puis le vin prend de l’ampleur avec des notes de cerise kirchée, de pêche de vigne et de boisé noble. Il est long et s’éteint doucement avec de la minéralité.

Avec la bouchée, le vin a plus de vivacité et de fraîcheur avec une finale un peu miellée.

Au nez, il développe des notes de zestes d’agrumes et de menthe poivrée.
Il devient beaucoup plus expressif en bouche avec des notes d’abricot, de mauve, de lavande et une finale fraîche sur la menthe poivré et la mangue. C’est un très beau vin.

Un accord ton sur ton. Le vin et la bouchée s’accompagnent, se marient, s’entrelacent… Un accord grandiose.

Je trouve le premier nez bordelais. Après aération, il développe des notes de tapenade, de cerise noire, de cassis et de thé fumé.
En bouche, il est puissant, gourmand avec des tanins puissants mais non agressifs. C’est un très beau vin.

Le filet de bœuf est saignant. Le sang du bœuf affine le grain des tanins et rend le vin velouté.

Fraises des bois, limite fraise tagada, accompagnées de framboise et de cassis. Complexe, des notes de fauves, de chair de pigeon, de tapenade et de brou de noix accompagnent le panier de fruits.
En bouche, il a la puissance du grenache et l’élégance de la syrah. On perçoit l’alcool, mais sans sensation de chaleur. C’est du très grand vin.

Accord ton sur ton dans lequel la syrah s’exprime pleinement.
Nous quittons l’intimité du 228 pour le Dali. Déjà un peu grisée par les vins, j’ai des envies de fraîcheur.


Pour commencer notre dîner, nous partageons un 100% Méditerranée (salade de poulpe légèrement relevée au curry et aux graines de coriandre), suivi d’une salade César aux Gambas pour moi et d'un risotto aux morilles pour mon Astre.

Un Champagne ?
Nicolas Rebut nous dirige avec un Blanc de Blancs 2000 de Jacques Lassaigne pas encore à la carte.
Long, complexe, avec une certaine ampleur, il nous livre des arômes d’agrumes et une finale sur la brioche beurrée et la groseille.
C’est un champagne classique assez vineux qui se révèle plus complexe qu’il n’y parait.

Comme tout est possible dans cet établissement, je me retrouve avec une magnifique assiette imaginée par Camille Lesecq. Ce jeune chef pâtissier est un virtuose du dessert.
Des petites boules blanches avec quelques copeaux de zestes de citron vert. Dans leur cœur, un morceau de fraise juteuse et parfumée. Dessert aérien, subtil et frais.
Mon Astre fait dans le classique/rustique avec une tarte aux pêches et crumble.


Gwenola
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